Montpellier
Congrès de sismologie : ça bouge !
3 conférences salle Pétrarque
Avis de secousses sur Montpellier !
En marge du 32ème congrès scientifique de la Commission Sismologique Européenne (le plus grand congrès sismologique d’Europe), du 6 au 10 septembre prochain au Corum, 3 conférences grand-public, gratuites et ouvertes à tous, en disent long sur les tsunami et les risques, bien réels, qui menacent nos côtes méditerranéennes.
L’une de ces conférences (le 8 septembre) présente le système d’alerte tsunami mis en place pour la Méditerranée depuis 2009 et qui sera opérationnel en 2012.
Elle est animée par François Schindele, président du Groupe Intergouvernemental de Coordination des Systèmes d’Alerte en Méditerranée et en Atlantique Nord.
Ce géophysicien sismologue de formation, expert international "alerte et aléa tsunami", revient sur le chemin parcouru depuis Sumatra, en juin 2005 :
« Les scientifiques tirent la sonnette d’alarme depuis les années 1990. Mais avec le tsunami de Sumatra, la communauté internationale a pris conscience que ces risques concernaient tous les océans. »
Sous l’impulsion de la Commission Océanique Intergouvernementale de l’Unesco, relayée fin 2007 par le rapport parlementaire Courteau, les risques tsunami font l’objet d’un programme d’alerte pour les régions Méditerranée et Atlantique Nord, zones qui ne sont à l’heure actuelle pas couvertes par les dispositifs internationaux d’alerte.
Car pour François Schindele, nulle doute que les risques existent sur nos côtes, comme le révèlent plusieurs indicateurs historiques :
« en 1887, un séisme de magnitude 6,2 a engendré des vagues de 2 m de haut observées à Nice et au Cap d’Antibes. Même scénario en 1564. Et plus récemment, en 2003, un séisme en Algérie a généré un tsunami du côté des Baléares, qui a atteint les côtes françaises entre Toulon et Menton et a été cause d’une chute rapide du niveau de la mer (- 1,50 m) dans 8 ports. »
L’hypothèse d’un tsunami déclenché à l’échelle du bassin méditerranéen pourrait donc se reproduire.
Avec pour origine, la frontière de plaques qui court depuis l’océan atlantique, via le détroit de Gibraltar, vers la Sicile, l’Italie, la Grèce, etc.
Les scénarii catastrophes sont envisagés par la communauté scientifique, avec plus ou moins de risques selon les secteurs :
« le long de la frontière de plaques, on table sur des séismes de magnitude 6,3 en mer ligure, vers la Grèce on va vers des magnitudes 8, et en Méditerranée occidentale, entre 7 et 7,5. »
Conférences les 6, 7 et 8 septembre à la salle Pétrarque, Hôtel de Varennes, 2 place Pétrarque à Montpellier, tous les soirs de 20h30 à 22h, entrée libre.
- Le 6 septembre : Jean-François Ritz, directeur de recherche CNRS à Géosciences Montpellier - "La géologie des tremblements"
- Le 7 septembre : Michel Cara, professeur à l'université de Strasbourg et Rémy Bossu secrétaire général du CSEM - "la sismologie et l'implication du public dans la surveillance sismique"
- Le 8 septembre : François Schindele - "Tsunami et mise en place du système d'alerte pour la Méditerranée"
Texte : Idelette Fritsch / Visuel : COI - rapport Courteau
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