La cuvée VIT (pour Visitare interiore terrae) a obtenu l’une des meilleures notes jamais attribuées dans la région par Robert Parker, le plus redouté des critiques de vins.
Le millésime 2007 a décroché un 98 sur 100, qui fait bien des envieux, et entre ainsi dans le panthéon des grands crus.
À l’origine de ce nectar, il y a une institution bien connue dans la vallée du Rhône : la maison Chapoutier, qui a parié sur Latour-de-France, un nouvel eldorado du vin près de la frontière espagnole, classé en appellation Côte du Rhône Villages.
Gilles Troullier, un féru de biodynamie, est le « manager » des 65 ha plantés dans le Fenouillèdes, au Domaine Bila-Haut.
Pour les Chapoutier, ce vigneron élabore trois rouges, à base de grenache, de syrah et de carignan.
Le premier est un assemblage de jeunes vignes, « prometteuses » nous assure-t-il, sous la dénomination des Vignes du Bila-Haut.
Le second est un vin terrien où les trois cépages se marient à part égale, Occultum lapidem, puissant et gorgé de fruits noirs, déjà noté 93 sur 100 au Parker.
Et le dernier, le désormais fameux VIT, a mûri en barrique dix-huit mois et a été élaboré avec les meilleures vieilles vignes (certaines frôlent le centenaire !).
C’est Gilles Troullier, son concepteur, qui en parle le mieux :
« Il est très méditerranéen, avec des arômes puissants. Le grenache lui apporte le velouté et le côté épicé ; la syrah une note assez nordique et un peu plus serrée. D’un côté, il y a l’austérité minérale, de l’autre la puissance du velours. Ce vin est très équilibré. Je dirais, en quelque sorte, que c’est une main de fer dans un gant de soie… »
A Collias, c'est la provence qui s'exprime dans chaque pierre du vieux village. Non loin, c'est le Gardon qui bruisse, gronde et bouillonne, comme le coeur battant d'une terre gardoise généreuse. Le Pont du Gard s'élève en cerbère tranquille des environs, ... Voir toutes les vidéos