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Marina Obradovic, le temps des Tziganes
Dans ces moments uniques de prise de vue, évoquant traditions ou quotidien, la photographe réussit à nous projeter face à l’autre.
Enfant, Marina Obradovic a passé toutes ses vacances chez sa grand-mère Maka en Yougoslavie, manifestant très tôt une vraie fascination pour le peuple Rom*.
Photographe à la double nationalité, elle vit aujourd’hui à Sainte-Croix-Vallée-Française en Cévennes et se sent proche de ces voyageurs qui n’ont ni patrie ni frontière et vivent en marge de la société.
Karine Viard, Resnais, Tony Gatlif… La photographe a quelques temps enchainé les tournages de films, avant de suivre sa propre voie et de tracer la route avec son fils en Hongrie, Slovénie, Roumanie, Pologne, Ukraine.
Sa première exposition grand format est intitulée « Tant que leur ombre dansera ». Des images en noir et blanc au caractère intemporel, presque ethnographique.
La photographe n’a pas fini de traduire sa vision de l’autre et du monde. Même si le constat est quelquefois amer. Mais infiniment troublant et émouvant.
Elle travaille actuellement sur un reportage de tsiganes vivant à Marseille.
Marina affirme : « La photographie, dans les pays de l’Est, a une valeur de portrait avant toute chose. Elle n’est pas encore aussi courante et banalisée qu’ici. Et si les gens que je photographie posent, ils sourient rarement. Ils prennent cet instant au sérieux, avec une certaine dignité. »
Exposition Galerie Pins Art à Bruges en juillet 2010
Texte : Valentine Ducrot / Photo : Édouard Hannoteaux |
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