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ROAD TRIP ARTY À TRAVERS LE MÉTRO TOULOUSAIN

Le métro de Toulouse propose un véritable parcours artistique à travers ses lignes. Quarante-huit œuvres au total invitent le voyageur à oublier son quotidien l’espace d’un instant pour se laisser ravir par cette galerie d’art contemporain ! On vous emmène en visite à Toulouse tout en décrivant les œuvres d’art qui se cachent dans les souterrains de la ville Rose.

Œuvre de l’artiste Monique Frydman à la station Saouzelong

La ligne B

Au sein de la station Carmes, prenez le temps d’observer la voie lactée imaginée par l’artiste Jean-Paul Marcheschi. En montant les escalators, levez la tête pour regarder cette voûte de 35 mètres de long par 14 mètres de large avec un canal sombre au milieu d’un blanc étincelant. A-t-il voulu représenter l’immensité galactique de notre univers ? Ça sera au passager de faire vagabonder son imaginaire. Le quartier des Carmes est le cœur ancien de Toulouse. En flânant dans ses ruelles et en vous arrêtant dans un de ses bistrots, vous pourrez vous imprégner de l’âme de la ville. Allez découvrir l’Hôtel du Vieux-Raisin. Un hôtel particulier du XVIe siècle, influencé par la Renaissance italienne. Puis, poussez le pas jusqu’au quartier St-Etienne et admirez les superbes ruelles et sa cathédrale. Pour une touche gastronomique, installez-vous aux longues tables en bois Chez Navarre où vous dégusterez une cuisine du terroir.

À quelques minutes de marche, remontez à la station Palais de Justice pour contempler quatre tapis provenant de quatre cultures différentes. L’ensemble forme un rectangle, sur lequel apparaissent les mots Liberté, Égalité, Fraternité, Palais de Justice. Les tapis évoquent le sol, le domicile, le mouvement mais aussi la diversité culturelle des usagers du métro.

On s’arrête quelques minutes à la station Saouzelong pour jeter un coup d’œil à la création de Monique Frydman. Un triptyque de verre tout en transparence, avec différentes nuances de jaunes et roses donnant une ambiance gaie et lumineuse à toute la station.

Œuvre du Groupe Irwin à la station Palais de Justice.

Direction station Université Paul Sabatier, pour admirer l’œuvre de Roman Opalka. Cette œuvre nous interroge sur la durée de l’existence humaine. On y trouve une pyramide de chiffres. Sur la première ligne figure le chiffre 1, sur la seconde, deux fois le chiffre 2, sur la troisième, 3 fois le chiffre 3 et ainsi de suite jusqu’à la huitième ligne. La septième ligne est barrée d’un trait. Une œuvre qui s’intègre parfaitement au lieu avec l’université proche, lieu des savoirs, des mathématiques et de la rationalité. Par jour de beau temps, vous pourrez prendre de la hauteur sur la colline de Pech David, l’endroit parfait pour regarder le soleil se coucher sur la ville rose.

Retour au centre à la station François Verdier, pour s’arrêter devant l’œuvre de Patrick Corillon. Un arbre, dont la hauteur s’étend sur les trois niveaux de la station et qui s’enracine au niveau du quai. À deux pas de là, le premier week-end de chaque mois, vous trouverez un rassemblement de brocanteurs pour dénicher des objets authentiques !

Halte obligée à la station Jeanne d’arc. L’artiste Sophie Calle utilise les messages rédigés par des usagers du métro qui font état de rencontres manquées. Les messages sont retransmis sur des écrans de télévision placés sur le quai. Une manière de donner au voyageur la possibilité d’ajouter une rencontre réelle à la rencontre ratée. Puis, direction la Basilique de Saint-Sernin, considérée comme une des plus grandes basiliques romanes d’Europe. Prenez le temps de contempler l’édifice et l’équilibre entre la pierre blanche et la brique rose, d’admirer le clocher octogonal à cinq étages, orné de petites colonnes blanches. À quelques pas de là, se situe le quartier Arnaud- Bernard, l’un des plus cosmopolites du centre de Toulouse. Ce quartier abrite notamment la fameuse rue Gramat, entièrement investie par les graffitis. Une rue où les habitants se sont réappropriés l’espace public. Un passage obligé pour les amoureux du street art.

Œuvre de l’artiste François Morellet à la station Saint Cyprien – République

Retour à la station Compans–Caffarelli pour observer les panneaux de lumières de l’artiste Ange Leccia. Deux panneaux de lumières qui réagissent aux mouvements des usagers, des escalators et des rames. L’un des panneaux est animé d’un mouvement ascendant, comme si la lumière s’élevait du sol vers le ciel, tandis que l’autre dispose d’un mouvement descendant, rappelant la lumière naturelle des couchers et levers du soleil.

La ligne A

Œuvre de l’artiste François Bouillon à la station Esquirol.

Commençons par le cœur de Toulouse et son emblème, arrêt à la station Capitole où s’élèvent des colonnes de granit. Chaque cylindre qui compose les colonnes possède la dimension du cylindre précédent divisé par deux. Puis, on monte contempler la majestueuse place carrée, où siège le pouvoir municipal depuis 1190. Perdez-vous dans les ruelles médiévales situées entre la place du Capitole et Esquirol. N’hésitez pas à faire une pause au Flower’s Café pour goûter à une de leurs pâtisseries et continuez à cheminer par la rue Sainte Ursule pour vous arrêter au concept-store « L’Interprète » et découvrir de jolies créations. Profitez-en pour visiter le couvent des Jacobins. L’extérieur austère contraste avec l’intérieur vaste et aérien grâce à l’architecture de ses voûtes gothiques et son palmier de pierre. Puis, promenez-vous le long de la Garonne pour regarder le pont neuf qui enjambe le fleuve depuis plus de trois cents ans et admirer le panorama sur la rive gauche. Arrêtez-vous à l’Hôtel d’Assézat, une demeure de style Renaissance construite par le marchand Pierre d’Assézat en 1555.

Œuvre de l’artiste Jean- Louis Garnell à la station Jolimont.

On reprend le métro à Esquirol et on observe la colonne conique en cuivre de l’artiste François Bouillon. Au centre du métro, elle symbolise le feu dans une caverne préhistorique.

Arrêt à la station Saint-Cyprien. Depuis les escalators, on observe à travers le plafond en verre, une fontaine qui s’écoule ! Cette œuvre, réalisée par l’artiste François Morell, donne une jolie luminosité au métro. Dans ce quartier qui connaît depuis quelques années une nouvelle jeunesse, partez visiter le musée des Abattoirs. À la sortie, vous pourrez vous restaurer à L’Hé- micycle ou tester le restaurant Solaneko, un bijou japonais avec une cuisine bio.

Dernière station à Jolimont où vous pourrez observer les surfaces en verre coloré avant de prendre le bus 37 pour rejoindre la Cité de l’Espace et découvrir la conquête spatiale.

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